Dans la cuisine
Du pain grillé
Des pommes vertes
Du choux braisé
Une odeur danse
Fameux fumet
C’est les grenouilles
Qui sont panées
Dressez la table
Plus de portable
J’ai préparé
Un bon dessert
C. D.
À l’orée du bois
Le 15 de chaque mois, nous publierons un poème de notre composition. Ce texte s’ajoutera aux précédents pour inviter à la flânerie.
Dans la cuisine
Du pain grillé
Des pommes vertes
Du choux braisé
Une odeur danse
Fameux fumet
C’est les grenouilles
Qui sont panées
Dressez la table
Plus de portable
J’ai préparé
Un bon dessert
C. D.
I
Le brouillard qui s’effiloche
Laisse émerger par endroits
Le vert profond des sapins ;
Nous n’aurons pas eu de neige,
Cet hiver fut moribond.
Installée devant son poste,
La vieille dame d’en face
Fait du tri dans ses pelotes
Et regarde une émission.
Je vous écris cette lettre
Dans l’épure du matin ;
J’imagine vos paupières
Qui frémissent avant d’éclore…
II
Être mal ainsi que je le fus ces derniers temps est pire que d’être triste ou malheureux. La gorge se tord, les épaules se voûtent, on respire moins ; la pensée rumine et le cœur cogne au lieu de battre, comme pour demander que s’ouvre une porte…
C’est pour cela qu’aujourd’hui, me réveiller avec le goût de regarder le ciel est une joie.
T. C.
L’âme lasse, l’œil torve, on erre mollement
Et un jour l’on s’arrête devant une fenêtre.
On aperçoit, hagard, un chat mouillé miaulant,
Et il pleut au dehors comme il pleut au dedans.
Les gouttières rouillées ruissellent dans le cœur
Qui dégouline lors en de tendres périls
Comme les montres molles de l’illustre Dali,
Et il pleut au dehors comme il pleut au dedans.
Ah… un soupir s’échappe et l’averse redouble.
L’affreux matou hirsute geint dans notre occiput.
Au clapotis des gouttes, les sanglots longs se troublent,
Et il pleut au dehors comme il pleut au dedans.
C. D.
Connectez-vous à vos désirs,
Vos sentiments, vos sensations.
Voyez le verre à moitié plein ;
Cueillez le jour, cueillez l’instant.
Faites une pause.
Challengez-vous au quotidien,
Vos petits pas deviendront grands.
Vos convictions vous rendent unique ;
Exprimez-vous, sortez de l’ombre,
Soyez vous-même.
Laissez s’ouvrir votre conscience
Aux vibrations de chaque chose,
Vivez la vie sans artifices.
Soyez heureux, tout simplement ;
Soyez vous-même.
T. C.
Remerciements :
Je suis reconnaissant envers TED, Ovamine, respire, Psychologies Magazine, Psychologie positive, La Sultane, Happinez, reussitepersonnelle.com, Développement Personnel et les-defis-des-filles-zen.com, sans l’inventivité desquels ce poème n’aurait pu se faire.
Ce poème fait partie d’un diptyque.
Or voici Ratapoil, assoiffé de lumière,
Qui va d’un pas rêveur, au hasard de la ville,
Glaner le nez en l’air ce que l’heure charrie
De grâce et d’harmonie, d’épiphanies soudaines…
Il oublie tout, longe les quais, s’achète un livre,
Trouve un coin de terrasse inondé de soleil ;
Il feuillette et remarque, au sortir d’un poème,
Le regard appuyé d’une belle voisine…
L’éblouissante créature alors se lève,
S’approche et lui sourit – le voilà comme au ciel –
Puis elle dit : « Ah ! Quel beau chapeau portez-vous ! »
Comme il roulait dans son esprit un compliment
Qui fût une réponse audacieuse et plaisante :
« D’où vient-il donc ? Il me le faut pour mon époux. »
T. C.
Qui est Ratapoil ?
Danser toute une nuit, sur Freddy Mercury,
Comme si cette nuit durait toute la vie.
Flanôcher sur les quais, à trois heures du matin,
Un amoureux au cou, le bonheur dans la main.
Avoir un corps d’athlète et un cœur de papier,
Le nez dans les nuages et le monde à ses pieds.
S’imaginer Van Gogh, Beauvoir ou bien Barthez
Et changer d’avenir comme on change de chaise.
Se lever à midi et garder pour habit
Un pyjama moelleux, les rêves d’une nuit.
Retrouver les copains, au ciné, à la mer,
Réinventer le monde et sillonner la Terre.
Qu’est-ce que c’était bon, alors, d’avoir vingt ans !
Avoir un matelas qui ne s’effondre pas,
Un réfrigérateur qui vraiment fait du froid.
Profiter bien heureux, de janvier à décembre,
D’une pièce spéciale qu’on appelle une chambre.
Apprécier le printemps et les petits bonheurs
En prenant la mesure de leur pleine valeur.
Présenter un projet, un rêve ou une idée
Avecque l’assurance de ses capacités.
Être certain que, non, rugbyman ou banquier
Ne correspondent pas à nos vraies facultés.
Connaître ses limites, sa valeur et ses forces,
Chérir les seings d’amour gravés sur notre écorce.
Ah, qu’est-ce que c’est bon, de n’avoir plus vingt ans !
C. D.
Allons marcher
Au gré du vent
Pour dénouer
Nos âmes lasses,
Mon vieil ami…
Allons de rêves
En confidences
Et déjouons
Pour un moment
Le cours des choses…
T. C.
Quand vient poindre le jour, la nuit est centenaire.
Dans un gémissement, elle va, s’étiolant
Comme un tricot défait, sous l’œil adolescent
D’un matin bienheureux aux clartés légendaires.
C’est l’heure où les dormeurs commencent à comprendre
Que la femme pâmée n’était qu’une illusion
Et que l’enfant perdu qui rentre à la maison
N’était qu’un sombre piège où l’esprit s’est fait prendre.
À cet instant secret, inquiets de la lueur
Qui embrasse les cieux tel un conciliabule,
Se pressent, valeureux, les joyeux noctambules
Entravés par l’ivresse d’une étrange liqueur.
C’est à ce moment-là, quand l’obscurité meurt
Entre les bras laiteux du pubère garçon,
Étouffée par ses cris de vierge nourrisson
Comme une vieille veuve à qui l’on prend le cœur,
Que j’ai entraperçu, à travers les pâleurs
Du cillement du temps où tremble l’horizon,
Assise dans l’oubli – virginale vision
Émergeant du néant – la Vérité en pleurs.
C. D.