Connectez-vous

Connectez-vous à vos désirs,
Vos sentiments, vos sensations.
Voyez le verre à moitié plein ;
Cueillez le jour, cueillez l’instant.
Faites une pause.

Challengez-vous au quotidien,
Vos petits pas deviendront grands.
Vos convictions vous rendent unique ;
Exprimez-vous, sortez de l’ombre,
Soyez vous-même.

Laissez s’ouvrir votre conscience
Aux vibrations de chaque chose,
Vivez la vie sans artifices.
Soyez heureux, tout simplement ;
Soyez vous-même.

T. C.


Remerciements :
Je suis re­con­nais­sant en­vers TED, Ova­mine, res­pire, Psy­cho­lo­gies Ma­ga­zine, Psy­cho­lo­gie po­si­tive, La Sul­tane, Hap­pi­nez, re­us­si­te­per­son­nel­le.com, Dé­ve­lop­pe­ment Per­son­nel et les-defis-des-filles-zen.com, sans l’in­ven­ti­vité des­quels ce po­ème n’au­rait pu se faire.

Ratapoil, assoiffé de lumière

Or voici Ratapoil, assoiffé de lumière,
Qui va d’un pas rêveur, au hasard de la ville,
Glaner le nez en l’air ce que l’heure charrie
De grâce et d’harmonie, d’épiphanies soudaines…

Il oublie tout, longe les quais, s’achète un livre,
Trouve un coin de terrasse inondé de soleil ;
Il feuillette et remarque, au sortir d’un poème,
Le regard appuyé d’une belle voisine…

L’éblouissante créature alors se lève,
S’approche et lui sourit – le voilà comme au ciel –
Puis elle dit : « Ah ! Quel beau chapeau portez-vous ! »

Comme il roulait dans son esprit un compliment
Qui fût une réponse audacieuse et plaisante :
« D’où vient-il donc ? Il me le faut pour mon époux. »

T. C.

Vingt ans

Danser toute une nuit, sur Freddy Mercury,
Comme si cette nuit durait toute la vie.
Flanôcher sur les quais, à trois heures du matin,
Un amoureux au cou, le bonheur dans la main.

Avoir un corps d’athlète et un cœur de papier,
Le nez dans les nuages et le monde à ses pieds.
S’imaginer Van Gogh, Beauvoir ou bien Barthez
Et changer d’avenir comme on change de chaise.

Se lever à midi et garder pour habit
Un pyjama moelleux, les rêves d’une nuit.
Retrouver les copains, au ciné, à la mer,
Réinventer le monde et sillonner la Terre.

Qu’est-ce que c’était bon, alors, d’avoir vingt ans !

Avoir un matelas qui ne s’effondre pas,
Un réfrigérateur qui vraiment fait du froid.
Profiter bien heureux, de janvier à décembre,
D’une pièce spéciale qu’on appelle une chambre.

Apprécier le printemps et les petits bonheurs
En prenant la mesure de leur pleine valeur.
Présenter un projet, un rêve ou une idée
Avecque l’assurance de ses capacités.

Être certain que, non, rugbyman ou banquier
Ne correspondent pas à nos vraies facultés.
Connaître ses limites, sa valeur et ses forces,
Chérir les seings d’amour gravés sur notre écorce.

Ah, qu’est-ce que c’est bon, de n’avoir plus vingt ans !

C. D.

La Vérité en pleurs

Quand vient poindre le jour, la nuit est centenaire.
Dans un gémissement, elle va, s’étiolant
Comme un tricot défait, sous l’œil adolescent
D’un matin bienheureux aux clartés légendaires.

C’est l’heure où les dormeurs commencent à comprendre
Que la femme pâmée n’était qu’une illusion
Et que l’enfant perdu qui rentre à la maison
N’était qu’un sombre piège où l’esprit s’est fait prendre.

À cet instant secret, inquiets de la lueur
Qui embrasse les cieux tel un conciliabule,
Se pressent, valeureux, les joyeux noctambules
Entravés par l’ivresse d’une étrange liqueur.

C’est à ce moment-là, quand l’obscurité meurt
Entre les bras laiteux du pubère garçon,
Étouffée par ses cris de vierge nourrisson
Comme une vieille veuve à qui l’on prend le cœur,

Que j’ai entraperçu, à travers les pâleurs
Du cillement du temps où tremble l’horizon,
Assise dans l’oubli – virginale vision
Émergeant du néant – la Vérité en pleurs.

C. D.

4, rue Wickram

Les cloches de l’église
S’éveillent au petit jour,
Quelques pigeons roucoulent
Et s’ébrouent sur le toit
.

J’ha­bite sous les com­bles d’un an­cien cou­vent, à Col­mar. Deux vi­sa­ges en bas-relief do­mi­nent l’en­trée de la bâ­tisse ; l’un rit et l’au­tre pleure…

Le splendide soleil
Promène sur les meubles
Des croisées de lumière
Où les choses s’affirment.

Pour jus­ti­fier le dé­nue­ment de la vie mo­nas­ti­que, la rè­gle de Saint Be­noît cite le Nou­veau Tes­ta­ment : « Qui­con­que s’exalte sera hu­mi­lié, et qui s’hu­mi­lie sera exalté. »

Les sommets ronds des Vosges
Se découpent en aplat
Sur les tendres vapeurs
Du crépuscule rose.

T. C.

La Baignoire

J’étais entrée dans un hangar
Il fumait dans un fauteuil noir
Relisant un épais grimoire
Les bras posés sur l’accoudoir

Il m’a dit tu veux boire ?
Prends donc un entonnoir
Ici c’est l’abreuvoir

Dans ses yeux de miroir
Cillait un vide ivoire

J’ai bu comme on peut boire
Pour la vie pour la gloire
J’ai fini la baignoire

Quand il fut tôt ou tard
Il m’a dit goguenard
Faut larguer les amarres
Je suis ton désespoir

C. D.