Antoine lève au ciel un visage attristé.
Il songe à la journée qui s’achève ; une journée mauvaise et quotidienne, sans envolée ; une journée de plus, amassée sur les autres dans la fosse du temps…
Il ne voit les lumières électriques, ni n’entend les musiques diffusées par enceinte, les éclats de rire des personnes en terrasses, les propos des piétons ; détaché, il erre dans la ville… Conscience maudite, silhouette aux allures de fantôme, il traîne sa mélancolie sous la lune.
Vivre n’est jamais, lui semble-t-il, suffisant…
T. C.