Homicide

Alors que je relisais le Cid
L’esprit vaporeux et l’âme vide,
Il me sembla percevoir un cri :
« À moi ! À moi ! On m’ôte la vie ! »

Cessant ma lecture avec grand peine,
L’œil rougi, sec, sentant une gêne,
J’allais droit devant, sans aucun guide
Pour me diriger vers l’homicide.

Je marchais d’un pas digne, sévère,
Un peu pompeux sans en avoir l’air,
Quand j’aperçus un type, un espion
À qui je posais cette question :

« On s’est exclamé vers l’acropole.
Diriez-vous qu’il s’agit là d’un viol ? »
Pour épancher ma curiosité
L’individu me troua le gosier.

C. D.

Un commentaire sur « Homicide »

  • C’est prenant tout en étant concis, un tableau bien dépeint en quelques lignes. L’incongru est dotant plus fort et troublant qu’il nait du quotidien.

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