Allure de marche

Ce mois-ci, nous vous pro­po­sons une nou­velle suite de haï­kus de Marie-Catherine Be­lu­che ; merci à elle pour cette con­tri­bu­tion :


Un flot sur la berge
Les coureurs, comme le fleuve,
Songent-ils à la mer ?

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Des bourgeons déjà !
Le théâtre est au spectacle1
Voir fleurir les magnolias

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Février venu
Ils ne percent plus la neige
Les premiers crocus

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En rythme binaire
La rue Soulary2 résonne
Marches matinales

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Au pied du sapin
Un écureuil dans la ouate
Bondit en silence

Marie-Catherine Beluche


1. À Lyon, le par­vis du thé­â­tre des Cé­les­tins est garni de ma­gno­lias. (Note de l’Au­trice.)
2. Avec plus de 400 mar­ches, la rue Jo­sé­phin Sou­lary pos­sède un des plus longs es­ca­liers lyon­nais, per­met­tant de re­lier le pla­teau de la Croix-Rousse et les bords du Rhône joux­tant le parc de la Tête d’Or. (Note de l’Au­trice.)

Haïkus des montagnes

Nous sou­hai­tions fê­ter les deux ans de no­tre site avec des in­vi­tés. Merci à Marie-Catherine pour sa con­tri­bu­tion :


« Ah ! Elle est presque bonne. »
Dans le lac Miroir
La montagne se trouble


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Sauterelles, grillons, criquets
Quelles différences ?
Leurs sauts toujours me devancent


∗

Je les vois dans le ciel
Je les sens au loin
Les moutons éparpillés


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Du Pic Ouest j’observe
Le lac de Souliers
Comme il parait riquiqui


∗

La marmotte sur son séant
Sage méditant
Des brumes sort la Taillante

Marie-Catherine Beluche