Un soir que je marchais dans l’automne d’un vieux
Champs de pensées, exténué, voilant ses yeux,
Me parvint l’au revoir à la grive et aux glands
D’un adolescent rogue et chauve en ses vingt ans.
La lune pâle en coin cognait sa lourde tête ;
On aurait dit de loin qu’il était un squelette,
Un cri venu de l’ombre, et pensé de ses yeux
Qu’ils étaient les plus bleus, s’il avait cru en Dieu :
« Chers compagnons, je fuis, j’ai des rêves en colère,
« Qui chaque nuit reviennent, me déclarent en guerre
« Que je le sens, que je suis jonc, j’aspire à mieux,
« Un langage indécent, une émeute, le vent,
« Je ne sais pas, j’ai dans mes veines un océan ;
« Je m’en vais de ce pas compulser d’autres cieux. »
T. C.
Quelle émotion de relire ce poème !
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