À François Coppée
Un tel est maori du cou aux avant-bras,
Un autre a le mollet qui s’exprime en chinois.
Celui-ci pour toujours a Julie dans la peau ;
Celui-là son enfant, ou un proche défunt
Dont le nom vit encore en roulant sur un muscle.
Et chacun d’afficher, comme tout un chacun,
Son intime et glorieuse singularité.
Un ange cuirassé, le soleil et la lune,
Un squelette qui danse, une fleur, un blaireau…
– J’aime bien regarder les corps parcheminés.
T. C.
Ce poème a paru dans le recueil Æncrage.